L’oeuvre de la quinzaine | Joyce J. Scott

Née en 1948 à Baltimore (Etats-Unis), Joyce J. Scott est une artiste prolifique qui travaille des médiums aussi divers que la broderie, le perlage, la sculpture, la gravure, la performance ou encore le patchwork. Elle est surtout connue pour ses sculptures et ses bijoux. Elle porte un regard critique sur des problématiques de la société Américaine telles que le racisme, le sexisme et le classisme. Nous avons sélectionné certaines de ses oeuvres pour vous faire découvrir son travail.

 

 


 

 

Si vous voulez présenter une oeuvre de la quinzaine, n’hésitez pas !

 

#C’est la section art contemporain du site. On met la lumière sur le travail d’un.e artiste contemporain.e, que ce soit un corpus d’oeuvres ou un projet spécifique qui nous a marqué. Ici, on met en valeur le travail artistique des minorités de genre, personnes racisées, personnes queer.

Nous postons une oeuvre tous les quinze jours.

 

#Les règles : écrire un court texte, ou même simplement poster le texte de présentation de la galerie qui représente l’artiste ou de l’artiste lui-même (le traduire en français s’il est dans une autre langue). Envoyer les sources, qui seront postées avec le texte.

 

#C’est un format court qui peut être posté en entier sur facebook et instagram (2200 signes max).

 

#Une sélection d’images des oeuvres est envoyée (ou des liens pour les oeuvres sonores ou vidéo)

 

#À envoyer à prenezcecouteau@gmail.com

 

#Le collectif se chargera de relire le texte, de le mettre en page et de le poster sur le site.

Sylvia Sleigh

Sylvia Sleigh est une peintre américaine. Elle est connue pour ses peintures figuratives d’après modèle vivant (des ami-e-s ou connaissances), souvent des nus, notamment masculins. Voici sa biographie, illustrée par Manon Bauzil.

 

par bauz1992

 

Sylvia Sleigh naît le 8 mai 1916 au Pays de Galles. On connaît peu de choses de son environnement familial, de son enfance et de son adolescence.

Intéressée par l’art, elle étudie à l’Ecole d’Art de Brighton. Sa scolarité se passe sans éclat, et elle est même rabaissée par l’un de ses professeurs, qui lui dit : « Vous n’avez aucun talent. Vous êtes ici juste pour passer le temps en attendant de vous marier. »

Après ses études, elle travaille dans un magasin de vêtements pour femmes sur Bond Street, toujours à Brighton. Elle ouvre ensuite son propre magasin, vendant des chapeaux, des manteaux et des robes. Mais lorsque la Seconde Guerre Mondiale commence, elle ferme boutique.

En 1941, elle épouse son premier mari, un artiste nommé Michael Greenwood. Ils emménagent à Londres ensemble, et Sylvia reprend petit à petit la peinture.

 

Autoportrait recadré, 1952
Michael Greenwood, 1952

Elle s’inscrit à des cours du soir à l’Université de Londres, où elle rencontre celui qui deviendra son second mari, Lawrence Alloway, curateur et critique d’art. Il est dix ans plus jeune qu’elle, et leur relation sera d’abord amicale. Ils échangent fréquemment par courrier, nouant une relation très intense.

 

En 1953, Sylvia Sleigh a sa première exposition solo à la Kensington Art Gallery. Elle quitte Michael et épouse Lawrence en 1954. En 1961, ils déménagent ensemble aux Etats-Unis, où Lawrence obtient le poste de curateur au Musée Guggenheim à New York.

 

Durant les années 60, Sylvia se lie d’amitié avec des personnes du monde de l’art new-yorkais mais s’intéresse aussi au mouvement féministe en pleine ébullition. Elle commence alors à peindre des nus masculins.

 

« Je pense que mes peintures mettent l’accent sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Je trouve que les femmes sont souvent représentées comme des objets sexuels, dans des poses humiliantes. Je voulais montrer mon point de vue. J’aime représenter à la fois les hommes et les femmes comme des personnes intelligentes et réfléchies, pleines d’une dignité et d’un humanisme qui soulignent l’amour et la joie. »

Marianne Benedict, 1970

En 1973, elle peint « Le Bain Turque » (un titre en référence au tableau de Jean-Auguste-Dominique Ingres, qui représente un groupe de femmes nues). Dans la version de Sylvia, c’est un groupe d’hommes critiques d’art qui y sont représentés nus, dont son mari Lawrence.

 

Le Bain Turque, 1973

« Ce n’est pas le désir qui me pose problème, mais l’objectification. »

Dans une interview en 2008, elle dira : « Je voulais peindre les hommes de la manière dont je les appréciais, en tant que personnes dignes et intelligentes ».

 

Philip Golub reclining, 1971

 

Triple tête de Scott Burton, 1973

Au début des années 70, elle rencontre Paul Rosano, un musicien qui gagne de l’argent en posant pour les artistes. Il devient alors un de ses modèles favoris. Elle le peint des dizaines de fois. Durant les sessions de pose, Sylvia apprécie de discuter avec ses modèles. Rosano dira d’elle : « elle aimait discuter avec les modèles pour en apprendre plus sur eux. Cela lui permettait en quelque sorte de peindre leur caractère. »

 

Annunciation : Paul Rosano, 1975

 

Imperial Nude, 1977

Sylvia est alors membre de la A.I.R. Gallery, un espace créé par des artistes femmes à SoHo (qu’a aussi fréquenté l’artiste Ana Mendieta, dont nous avions fait la biographie). Elle les peint en 1977.

 

A.I.R. Group Portrait, 1977

 

Durant toute cette période, le travail de Sylvia Sleigh n’attire pas l’attention du monde de l’art. La figuration n’est pas à la mode. C’est dans les années 80 qu’elle commence à être un peu plus reconnue, recevant une subvention du National Endowment for thé Arts en 1982 et un autre subvention de la Fondation Pollock-Krasner en 1985.

En 2008, elle obtient le Distinguished Artist Award de la part de la College Art Association, une récompense qui honore l’ensemble de sa carrière.

Elle meurt à New York le 24 octobre 2010, à l’âge de 94 ans.

À titre posthume, le Women’s Caucus for Art lui décerne le Lifetime Achievement Award en 2011.

 

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sources :

https://rogallery.com/Category/A.I.R._womens_portfolio/Sleigh-bio.htm

https://www.nytimes.com/2010/10/26/arts/design/26sleigh.html

https://en.wikipedia.org/wiki/Sylvia_Sleigh

http://sylviasleigh.com/sylviasleigh/Sylvia.html

https://elephant.art/forgotten-male-nudes-groundbreaking/

Sylvia Sleigh and Lawrence Alloway, Mutual Muses

 

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Si vous souhaitez écrire une biographie, n’hésitez pas !

 

# Pour cette section du site, nous recherchons des biographies d’artistes minorisé.e.s du point de vue du genre. Cette partie ne concerne pas l’art contemporain. Nous postons une biographie par mois.

 

# Les règles : documenter ce qu’on peut trouver de la vie et du parcours de l’artiste, de son enfance à sa mort. Le but est de faire connaître des artistes dont la mémoire a été réduite ou effacée, et de proposer une ressource centralisée pour avoir accès à une introduction aux travaux de ces artistes.

 

# Il n’y a pas de limite du nombre de mots/signes. Les sources doivent être fournies et seront notées en bas de texte. Si possible, une sélection d’images des oeuvres est envoyée.

 

# La biographie est illustrée par la talentueuse Manon Bauzil (@bauz1992 sur instagram) !

 

# – Avant d’écrire la biographie, envoyez-nous un mail pour être sûr que personne n’a déjà le projet de l’écrire ou qu’elle n’a pas déjà été écrite ! –

 

#À envoyer à prenezcecouteau@gmail.com
Le collectif se chargera de relire le texte, de le mettre en page et de le poster sur le site.

L’oeuvre de la quinzaine | Samira Abbassy

Pour cette oeuvre de la quinzaine, nous vous présentons les peintures, dessins et sculptures de Samira Abbassy.

Deux ans après sa naissance en Iran en 1965, ses parents déménagent à Londres. Elle y étudie au Canterbury College of Art, dont elle sort diplômée en 1987.

Elle s’installe aux Etats-Unis en 1998 et y vit toujours aujourd’hui. Nous avons choisi ici un échantillon de son travail, et nous vous encourageons à visiter son site pour en voir plus : www.samiraabbassy.com

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Zaida Ben-Yusuf

Zaida Ben-Yusuf est une portraitiste qui a marqué l’Histoire de la photographie. Mondaine et aventureuse, elle est connue pour ses portraits d’intellectuels, artistes, politiciens Américains fin XIXe / début XXe. Une biographie illustrée par Manon Bauzil.

 

illustration de Manon Bauzil @bauz1992

Esther Zeghdda Ben Youseph Nathan, dite Zaida Ben-Yusuf, est née le 21 novembre 1869 à Londres. Son père, Mustapha, est d’origine Algérienne et exerce la profession de conférencier pour la Muslim Mission Society. Sa mère, Anna est une gouvernante d’origine Allemande. Ils ont ensemble quatre filles dont Zaida est l’aînée. Ils divorcent au début des années 1880.

Après s’être installée avec ses filles à Ramsgate pendant quelques temps, Anna décide d’émigrer aux Etats-Unis à la fin des années 80 en laissant la garde à Mustapha. Ce dernier reste à Londres et se remarie.

Anna ouvre une boutique de chapeaux à Boston. En 1895, quelques années après, Zaida la rejoint, émigrant aux Etats-Unis. Elle s’installe à New York et travaille également dans la chappelerie féminine, dans une boutique sur la Cinquième Avenue.

 

Autoportrait de Zaida Ben-Yusuf – publié dans Metropolitan Magazine en 1901

Elle commence à pratique la photographie comme un passe-temps, mais petit à petit, cet art prend de la place dans sa vie.
En 1896, quelques unes de ses photos sont publiées dans le magazine Cosmopolitan.

Peu après, elle expose à Londres au Quatrième Salon de la Photographie du Linked Ring, où elle rencontre le cofondateur de l’événement, George Davison. Ce dernier, qui est aussi l’auteur d’une rubrique mensuelle pour la revue « American Amateur Photographer », l’encourage à en faire sa carrière.

 

Elle ouvre alors au printemps 1987 un studio de portraitiste sur la 124e avenue à New York. Cela attire l’attention d’Alfred Stieglitz, un photographe, galeriste et marchand d’art réputé. Il publie certains de ses portraits dans sa revue «  Camera Notes » à deux reprises, en avril et en juillet.

En 1898, elle participe à plusieurs expositions : une exposition à Vienne sponsorisée par le Vienna Camera Club, le Salon Photographique de Philadelphie, ainsi que trois expositions à New York, dont la Foire Annuelle de la National Academy of Design. Pour cette dernière, elle prend également en charge la décoration du lieu. Son portrait de l’actrice Virginia Earle lui fait gagner la troisième place de la classe de « Portraits et Groupes ». Elle participe également à nouveau au Salon Photographique du Linked Ring à Londres.

 

Article dans « The Illustrated American », nov. 1898

En 1899, Zaida photographie le gouverneur de New York, Theodore Roosevelt. Dans la revue d’octobre de Photographic Times, Sadakichi Hartmann écrit un long article sur elle, la qualifiant de « puriste » et ne tarissant pas d’éloges : « Je doute qu’il y ait dans tous les Etats-Unis une représentante plus intéressante de la photographie de portrait ».

 

Portrait de Theodore Roosevelt

En 1900, Zaida participe à une exposition de femmes photographes Américaines à l’Exposition Universelle de Paris. L’exposition voyage à Saint-Petersbourg, Moscou et Washington DC.

Dans le numéro de septembre de Metropolitan Magazine, elle publie l’article « The New Photography – What It Has Done and Is Doing for Modern Portraiture » (« Ce que la nouvelle photographie a fait dans le passé et fait actuellement pour l’art moderne du portrait). Elle y parle de son engagement pour un « juste milieu » entre le radicalisme de certain.e.s photographe de beaux arts et la platitude de bon nombre de photographes commerciaux.

 

« L’odeur des Grenades », 1899

En novembre, elle publie dans le Saturday Evening Post six articles illustrés sur le sujet de la pratique de la photographie pour les amateurs.

En 1903, Zaida se rend au Japon par bateau. Elle voyage à Kobe, Nagasaki, Hong Kong, Kyoto et Tokyo. Là-bas, elle prend des photos, qu’elle publie à son retour dans le Saturday Evening Post dans quatre articles illustrés, « Le Japon à travers mon appareil photographique ». Ses images du Japon sont publiées dans plusieurs magazines dans les années qui suivent.

 

En septembre 1904, elle prend un poste de professeur de chapellerie dans le département des Arts Domestiques au Pratt Institute de Brooklyn. Elle quitte cette position en 1908.

Aux environs de 1912, Zaida Ben-Yusuf arrête la photographie. Elle vit alors à Paris.

 

À l’annonce de la Première Guerre Mondiale, elle fuit la France et retourne à New York. En 1919, elle fait une demande de naturalisation dans laquelle elle se décrit comme photographe, et prétend avoir dix ans de moins.

Elle s’oriente vers la mode, travaillant à New York dans le Reed Fashion Service, et donnant des conseils à des magasins sur leurs rayons de vêtements. Elle exerce le métier de styliste en chef à l’Association de Vente de Chapellerie.

En 1930, à l’âge de 60 ans, elle se marie avec un designer textile nommé Frederick J. Norris dont on sait peu de choses.

Malheureusement, trois ans plus tard, elle s’éteint dans un hôpital de Brooklyn des suites du maladie.

 

L’Histoire a effacé sa contribution à l’art de la photographie jusqu’à récemment. En 2008, à la Galerie Nationale de Portraits du Smithsonian Institute à Washington DC.

 

sources :

https://en.wikipedia.org/wiki/Zaida_Ben-Yusuf

https://clothbase.com/designers/Zaida-Ben-Yusuf

 


Si vous voulez écrire une biographie, n’hésitez pas !

 

# Prenez Ce Couteau cherche des biographies d’artistes minorisé.e.s du point de vue du genre. Cette partie ne concerne pas l’art contemporain.

 

# Les règles : documenter ce qu’on peut trouver de la vie et du parcours de l’artiste, de son enfance à sa mort. Le but est de faire connaître des artistes dont la mémoire a été réduite ou effacée, et de proposer une ressource centralisée pour avoir accès à une introduction aux travaux de ces artistes. Il n’y a pas de limite du nombre de mots/signes. Les sources doivent être fournies et seront notées en bas de texte.

 

# Avant d’écrire votre biographie, envoyez-nous un mail à prenezcecouteau@gmail.com pour nous dire sur qui vous comptez écrire. Cela permettra d’éviter les doublons, au cas où cette biographie a déjà été écrite ou est en cours d’écriture !

 

# Le collectif se chargera de relire le texte, de le mettre en page et de le poster sur le site

 

L’oeuvre de la quinzaine | Kerry James Marshall

Kerry James Marshall est un artiste Américain reconnu, représenté par la galerie Jack Shainman depuis 1993. Il a été exposé dans de nombreux musées aux Etats-Unis et en Europe et a reçu de nombreux prix et bourses. Nous avons traduit le texte qui le présente sur le site de sa galerie.
« Kerry James Marshall utilise la peinture, l’installation, le collage, la vidéo et la photographie pour commenter sur l’Histoire de l’identité Noire à la fois aux Etats-Unis et dans l’art occidental. Il est connu pour ses peintures qui sont axées sur le sujet de l’expérience des Noirs, historiquement exclus du canon artistique, et a exploré les problématiques raciales et l’Histoire à travers une imagerie allant de l’abstraction à la bande-dessinée. Dans une interview de 2012 à Art+Auction, il dit qu' »il est possible de transcender ce qui est perçu comme les limitations d’un travail incluant la conscience de la race. C’est une limitation seulement si vous acceptez les entraves d’une personne extérieure. Si vous sondez les abysses vous-mêmes, vous pouvez faire preuve d’une bonne dose de flexibilité créative. Vous n’êtes limité que par votre habilité à imaginer des possibilités ».

Marshall est né en Alabama en 1955 et a grandi à Watts, Los Angeles. Il a été diplômé en 1975 du Otis college of Art and Design et il vit et travaille à Chicago. Dans l’émission Art21, Marshall dit « Vous ne pouvez pas être né à Birmingham, Alabama en 1955 et avoir grandi à South Central (Los Angeles) à côté du siège des Black Panthers, et ne pas ressentir une sorte de responsabilité sociale. Vous ne pouvez pas vous installer à Watts en 1963 et ne pas en parler. ça a beaucoup déterminé la direction qu’allait prendre mon travail... » »

 

L’oeuvre de la quinzaine | Mary Kang, « Asian Texans »

Mary Kang est une photographe Sud-Coréenne Américaine qui a vécu au Texas et qui travaille aujourd’hui à New York. Pour l’oeuvre de la quinzaine, nous avons choisi de vous montrer des photos de sa série « Asian Texans », qui a commencé en 2010 et qui est toujours en cours. Pour vous expliquer sa démarche, nous avons traduit le texte qui se trouve sur son site :

« C’est un projet photographique à long terme sur les familles Bhoutanaises Népalophones à Austin, au Texas. Ce projet documente la vie de cette communauté multi-générationnelle qui est arrivée dans la ville en tant que réfugié-e-s, et qui considèrent maintenant Austin comme un autre foyer. Bien que je ne sois pas Bhoutanaise ou Népalaise, j’ai eu envie de faire ce projet parce qu’il y a certains rites de passage que tous les nouveaux arrivants non-blancs traversent lorsqu’iels arrivent en Amérique. Des thèmes ont émergé de ce projet, comme la beauté de dépendre et de s’appuyer sur sa communauté, l’inter-connection de la culture Asiatique, et l’évolution de l’identité. »

L’oeuvre de la quinzaine | Carrie Mae Weems, « The Kitchen Table Series »

Pour cette oeuvre de la quinzaine, nous avons choisi de vous faire découvrir la série photographique de Carrie Mae Weems, « Kitchen Table Series » (1990) (Serie « la table de la cuisine »). à travers ces 20 photographies, l’artiste nous fait entrer dans l’intimité de l’histoire de la vie d’une femme depuis le point de vue de la table de sa cuisine, nous présentant ses amants, ses enfants, ses amies, sa solitude, ses jeux. Nous en avons sélectionné 6, mais nous vous encourageons vivement à aller voir la série entière sur son site en cliquant ici.

 

l’exposition FRONTIÈRE/S

Photographies de l’exposition FRONTIÈRE/S, qui a eu lieu au Landy Sauvage le week-end du 14-15-16 juin 2019.

 

L’oeuvre de la quinzaine | Andrea Kowch

Pour l’oeuvre de la quinzaine, voici les peintures d’Andrea Kowch.

Nous avons traduit une partie du texte de présentation sur son site pour vous présenter son travail :

« Andrea Kowch est une peintre Américaine née à Detroit, dans le Michigan, en 1986. Elle a étudié au College for Creative Studies. Ses peintures et travaux sur papier sont chargés d’atmosphère et d’allégories. Ils sont peints de manière très précise, reflétant une riche influence allant de la Renaissance Nordique et de l’art Américain aux paysages ruraux et à l’architecture vernaculaire de son Michigan natif.

Les histoires et l’inspiration derrière ses peintures « naissent des émotions et des expériences de la vie, résultant en une imagerie allégorique et narrative qui illustre les parallèles entre l’expérience humaine et les mystères du monde naturel. Le paysage Américain esseulé et désolé cernant les personnages des peintures traduit une exploration du caractère sacré de la nature et une réflexion sur l’âme humaine, symbolisant toutes les choses puissantes, fragiles et éternelles. Des scénarii à la fois tangibles et oniriques transforment des idées personnelles en des métaphores universelles de la condition humaine, maintenant un sentiment de flou pour encourager le dialogue entre l’oeuvre et la personne qui la regarde. » »

FRONTIÈRE/S : les artistes

 

 

Anna Ciammitti

 Anna Ciammitti, animatrice et dessinatrice, expérimente différentes techniques du récit visuel.
Elle collabore à la création de séries animées, longs-métrages, courts-métrages et publicités en stop motion et 2D. Elle publie également des bandes dessinées et des illustrations pour livres et fanzine.

 Pour l’exposition FRONTIÈRE/S, elle a fait un choix de cinq images faisant partie de son projet artistique « Limen | Limes », qui signifie seuil et limite. Ce projet étudie le concept de frontière, comprise comme géographique et mentale. Ce sont des photographies de petites parties du monde qui, avec l’ajout de figures peintes, se transforment en grandes zones frontalières: traverser, vivre puis traverser.

 

 

Ayden Mariadas

🌔 Je m’appelle Ayden Mariadas, je suis un artiste, trans, non binaire, d’origine indienne. Après des études universitaires, l’organisation de festival de films documentaires, à courir derrière la volonté d’exprimer les histoires coloniales qui marquent ma famille depuis des générations, et maintenant dans une démarche féministe, j’écris des textes de prose, la plupart du temps autobiographiques et je fais des selfies. J’enregistre la voix de mes proches, qui me racontent leurs histoires, encore et encore, et que je découvre chaque fois, un peu plus.

🌔 Le texte que j’ai écrit, parle des frontières, comme je les vois, frontières entre les cultures de mes parents, dont j’ai pensé faire un film documentaire à une époque et que je traduis un peu dans ce texte. J’y parle un peu de mon experience de travail salarié, de comment je vis mon genre, comment je le construis, de mon experience de vie, de transition.

 

 

Céline Drouin & Camille Back

🌗 Artiste visuelle transdisciplinaire formée à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris—Cergy, Celine Drouin Laroche élabore ses projets à partir de rencontres et de discussions sur les identités, les imaginaires, les savoirs et les lieux habités. Les récits qui en résultent sont innervés par des questionnements politiques liés aux mouvements de (dé)colonisation, aux constitutions de communautés et aux pensées féministes queers. Troublant la frontière entre fiction et documentaire, ses installations, vidéos, performances et séries photographiques sont animées par les notions de narration de soi et du monde.

Camille Back est doctorante. Féministe lesbienne et queer blanche issue de l’immigration italienne, elle cherche à questionner et à redéfinir les théories queers en proposant une analyse critique des théories queers blanches et de certains de leurs paradigmes et en mettant en évidence le rôle formateur d’Anzaldúa dont la contribution à l’élaboration de ces théories (tout comme celle de nombreux autres queers of color) a été effacée des généalogies courantes.

🌗 Pour l’exposition FRONTIERE/S, nous proposerons une vidéo expérimentale : Something to do with the dark. A tribute to Gloria E. Anzaldúa. Travail plastique et sensoriel autour de la figure de la féministe lesbienne chicana Gloria Anzaldúa, de son parcours, de son processus créatif, des concepts et des images poétiques qu’elle développe, Something to do with the dark mêle différents régimes d’image et de narration. Il s’agit alors de dépasser le statut documentaire des images, par le montage et la bande son expérimentale, pour basculer dans la fiction et dans une expérience visant à altérer nos perspectives et nos perceptions, au même titre que les autohistorias-teorías d’Anzaldúa.

 

 

Collectif Sans Nom

💥 Impulsé par Dana Fiaque, Daniel Cocercoa et Sanaa El Morsali, puis suivi par Juliette Veniger et Ian Kiddou, le Collectif Sans Nom c’est formé autour de Toutitou History X, écrit par Dana Fiaque.
Le Collectif se compose de jeunes comédiens en cours de professionnalisation. L’envie de jouer et d’être maître de leur propre projet, tout en parlant du passage à l’âge adulte sont les motivations premières du collectif.

💥 Pour l’exposition FRONTIÈRE/S, le Collectif Sans Nom présente Toutou History X, dont voici le synopsis :
Steph, un.e jeune ado de 18 ans viens de recevoir sa lettre d’admission pour l’université, très très loin. Toutitou, sa peluche, son compagnon de toujours, ne l’entends pas de cette oreille. Avec l’aide d’autre jouets abandonnés de la Malle- sous-le-lit, Toutitou compte bien reconquérir Steph, déjà en pleine émancipation.

 

 

Elena Moaty

💫 Elena Moaty est peintre et dessinatrice. Elle a étudié aux beaux arts de Paris. Elle fait partie du collectif Prenez Ce Couteau.

💫 Pour l’exposition FRONTIÈRE/S, elle présente une peinture grand format faite après son premier voyage à Oran, d’où est originaire son père. La peinture se lit comme un poème, où il est question de migration, de diaspora, d’identité juive et de normes de genre. Elle préfère ne pas en dire plus et laisser à chacun-e la possibilité de voyager dans cette peinture.

 

 

 

 

Hajer

🌟 Hajer, historienne et politiste de formation, mais surtout passionnée de musiques arabes, s’attache à mettre en valeur ce patrimoine culturel à travers les podcasts contés Vintage Arab notamment auprès des descendant.e.s de l’immigration francophone. A travers cette démarche, elle souhaite promouvoir une vision historique et affective de ces musiques, tournés vers celles et ceux qui vivent ces musiques quotidiennement.

🌟 Pour l’exposition FRONTIERES, elle proposera un voyage musical à travers des extraits musicaux pour explorer l’histoire et la langue. Ce projet se propose d’explorer l’abolition de la frontière à travers des expérimentations audio qui conteront aux spectateurs ce que peut signifier les notions d’espace et d’exil dans le patrimoine
musical, patrimoine qui propose un dialogue , parfois un socle commun qui se joue de la notion de frontière. Pour penser, vivre et défaire les frontières.

 

 

Karima El Amrani

🌊 Karima El Amrani est danseuse contemporaine. Après des études supérieures en danse, elle s’installe à Londres en 2011 où elle travaille pour Hofesh Shechter. Depuis 2013, elle collabore avec Christoph Winkler à Berlin, Clod Ensemble à Londres et la Compagnie 7273 à Genève.
Parallèlement, elle se certifie dans l’enseignement du yoga ashtanga et rejoint les projets chorégraphiques de David Drouard, Damien Jalet et récemment Thomas Lebrun au Centre Chorégraphique National de Tours. Elle a étudié au sein du département danse de l’Université Paris 8 dans l’optique de commencer un cycle de recherche accompagnant son travail chorégraphique.

🌊 Pour l’exposition FRONTIÈRE/S, elle présente « Album de chorégraphies » avec la compagnie smitten. La compagnie smitten a été créée en 2018 et s’articule dans la continuité d’un parcours d’interprète, comme un laboratoire de recherche extensible et poreux accueillant en son sein de multiples problématiques et désirs mouvementés. Album de chorégraphies en est la première création.

 

 

Lily Hook

🌛 Lily Hook est artiste plasticienne et chercheuse indépendante genderqueer libano-canadienne. Elle a étudié le cinéma, les arts plastiques et les gender studies en France et a soutenu en 2014 un mémoire de recherche en art contemporain et nouveaux médias à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis. Sa pratique artistique mêle les questionnements autour de l’inscription de la fiction sur les corps (présents ou absents), les objets et les reliques, la fluidité des genres et des sexualités, l’autofiction, les mythologies familiales et l’expérience de la diaspora. Toujours en dialogue, ses travaux et ses recherches se nourrissent de pensées décoloniales, de politiques queer et de spiritualité.

🌛 Pour l’exposition FRONTIÈRE/S, Lily Hook propose une vidéo. « conversation ; i wish you’d hear my story est une tentative de retracer mon ascendance et mon héritage culturel à travers des outils numériques tels que des applications de reconnaissance faciale et l’option micro de google translate. l’ambiguité raciale qui va de paire avec les personnes à passe-blancs et les privilèges de circulation qui en découlent se retrouvent alors que la video adresse à la fois les marqueurs raciaux et ma présentation de genre. la vulnérabilité de mon identité est questionnée à travers cette expérimentation et ces applications qui ne peuvent ni comprendre mon arabe fragmenté, ni reconnaître mon visage. »

 

 

Liza Bouslimani

🍒 Liza Bouslimani, artiste pluridisciplinaire (photographie, peinture, écriture, vidéo) , après avoir achevé des études de philosophie sur une réflexion autour de l’exil et l’écriture, je continue d’interroger et d’approfondir ce thème à travers des supports artistiques. Identités, banlieues, entre- deux, déracinement…sont des thèmes qui rythment mes travaux. Pour moi l’art est une occasion de créer un lien avec l’autre pour se réapproprier et comprendre ensemble notre identité et ce qui la compose.

🍒 Pour l’exposition Frontière/s, j’expose un reportage photo intitulé « qui sont-ils ? » mené avec des primos-arrivants lors de leur parcours au sein d’une formation professionnelle. Leurs portraits accompagnés de leurs témoignages, sont là pour remettre au centre des parties d’eux que le pays d’accueil a tendance à ignorer ou invisibiliser.

 

 

Mona Rami

🌕 Mona Rami, artiste pluridisciplinaire, danseuse, peintre, photographe, poète… de formation universitaire : lettres, arts et sociologie, c est en même temps sur les terrains des luttes politiques feministes decoloniales antiracistes anticapitalistes et ecologistes, des solidarités internets et irl, que je me forme et m’engage. L art est pour moi un outil de survie, soin, revolte et reenchantement.

🌕 Lors de l exposition « Frontiere/s »Je présenterais une serie photographique intitulée « Mosaïques ». J’y aborde les thematiques du metissage, du deracinement, du racisme, du sexisme, des traumatismes, qui touchent à la fois les espaces intimes et les corps sociaux… entre documentaire et metaphores, c est une oeuvre de révolte et de resilience… comment à partir des fragments l on fait sens, fait face, trouve des moyens de résister, transformer et habiter le monde… rendre le monde habitable pour tou-tes…

 

 

Nadja Makhlouf

🌞 Je m’appelle nadja makhlouf, je suis photographe et documentariste franco-algérienne. Mon travail interroge les différents aspects de la mémoire, de l’histoire, de la société et notamment du statut des femmes en Algérie.

🌞 En 2011, je décide de faire une trilogie de portraits de femmes à travers les 3 régions : la kabylie, la capitale et le désert. Ce projet, je l’ai intitulé « Algérie, algériennes »
Le premier volet que j’ai intitulé « allah ghaleb », parle du quotidien des femmes kabyles . J’en ai fait un moyen métrage et il est accompagné de portrait de photos.
Le second volet, parle cette fois des femmes qui ont combattu pendant la guerre d’Algérie. C’est ce travail que je présente dans le cadre de l’exposition collectif « frontières » et que j’ai intitulé « Front – Thiers ».
Ici pas de frontières entres les soeurs et les frères de combat. Il n’y a pas de frontière quand il s’agit de se battrer pour un idéal. Elles sont le front, elles font front. Ce diptyque photographique, accompagné du témoignage de chacune des femmes, est un regard sur l’histoire autant qu’une réfléxion sur le présent: Quelles sont les frontières personnelles que nous sommes prêts à traverser pour un idéal, jusqu’où sommes nous prêts à aller? Cette installation photographique nous pousse à réfléchir sur la valeur de nos propres engagements.

 

 

Sagia Bassaid

🌒 sagia bassaïd – iaznam zianam – poète plasticienne
no man’s langue : interface poétique et poétique de la désaliénation
une espèce d’espace poétique entre deux frontières. Une poésie qui s’approprie pour se désaliéner notamment en contexte post-dé-colonial.
au lieu du choix : non choix non dans le sens de l’empêchement mais dans le sens de la non-injonction qu’elle soit sociale ou personnelle,sexuelle, artistique aux choix multiples.
Ce refus de l’injonction qui place la no man’s langue en position de funambule, en position de flux, langue fluide, bâtarde qui échappe à toute occupation permanente : pas une langue mais des langues, anti-monolinguisme. La poésie visuelle et performative que je développe s’articule autour du mouvement, de la fracture, du fragment, d’une frontiérisation : frontière entre l’intelligible et le sensible d’où la volonté de travailler principalement la poésie de manière plastique et organique : langue-matière langue-organe langue-corps. Concrètement, je travaille à partir de la hasra (le tissage) entre matière verbale réelle et matière artificielles (enregistrements, voix, textes tissés autour des matériaux bruts prélevés)

🌒 Pour l’exposition frontière/s, le travail proposé est une série de poèmes visuels ainsi qu’une performance hograhorage : visuel et performatif où les langues sont mises à l’épreuve de leur frontière, comme son nom l’indique hograhorage est un poème-frontière : éprouver la frontière contenue dans la langue post-coloniale et en faire advenir le poétique.

 

 

Salma M

🦋 Salma écrit des bouts de phrases et croise des humeurs, comme des collages pour évacuer des doutes, prolonger des sensations, exhumer des frustrations. C’est souvent des expositions, des conférences, des lectures ou des sons éléctroniques vertigineux qui l’embarquent sur un agencement particulier. Elle expose son travail pour la première fois.

🦋 Pour l’exposition FRONTIÈRE/S, elle présente Porcelaine. Ce poème a été inspiré par l’installation de Candice Lin, A Hard White Body (Un corps blanc exquis), exposée à Bétonsalon en 2017. Autour du lit en porcelaine blanc que lui inspire La chambre de Giovanni de James Baldwin, Candice Lin orchestre la contamination entre flux organiques et inorganiques. Dans Porcelaine, c’est l’impossibilité de la contamination qui émerge. L’étreinte en ce qu’elle a d’absolu est impossible – un sujet désirant erre autour d’un lit éphèmère, veut se diluer dans des échanges de fluides, d’images, de mots, sans retrouver la solidité d’une communion effective avec le sujet désiré.

 

 

Selma Delajoa

⭐️ Selma Delajoa est une artiste utilisant des médiums mixtes, qui vit et travaille à Pantin. Les questions qui jalonnent son travail prennent pour références sa propre histoire, des problématiques de réappropriation du corps et de la parole de ceux qui ont été laissé pour compte et/ou à qui on n’a pas transmis le bon héritage social ainsi que des univers de science fiction. Elle travaille le dessin comme une persistance de l’erreur, teinté d’étrangeté, d’onirisme et crée des alter-egos aussi inquiétants que fragiles.

⭐️ Pour l’exposition FRONTIÈRE/S, elle présentera deux dessins retraçant des terrains corporels où la frontière oscille entre objectivation et intériorité. Ces dessins ont pour projet de faire émaner une certaine familiarité qui nous propose un refuge à travers la captation de ce qui demeure. Ils retranscrivent les ressentis et les souvenirs, vestiges émanant de corps-cartographiés, corps-paysages et qui ouvrent la possibilité d’un ailleurs.

 

 

Sem Nagas

🌻 Selon les catégories en vigueur, sem nagas est une femelle maghrébine qui navigue entre l’art, l’occulte et la politique. Elle écrit de la fiction et partage ses opinions dans une perspective queer, décoloniale et anarchiste. Vous pouvez lire ses textes dans ses fanzines et sur son blog:sorryiamnotsorryblog.wordpress.com.
Artiste visuelle, elle dessine des personnages hybrides et fait des collages papiers ou numériques. Une autre forme d’expression qu’elle prend plaisir à développer est la création d’objets en tissu, brodés et perlés qui représentent des vulves, des yeux ou des coeurs.
Pour l’expo « Frontières », elle présente une série de collages numériques nommée « Corps Nocturnes »
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🌻 Les corps nocturnes sont dans un espace imaginaire qui ne leur confère pas les mêmes droits qu’aux autres. Ils n’ont pas la même valeur que les corps diurnes, ceux qu’on voit, ceux qui brillent, ceux qui comptent.
Dans ces collages, on retrouve d’anciens portraits de femmes algériennes, sans nom, qui ont été photographiées par des représentants du régime colonial français. Les femmes sont dévoilées et dénudées pour être exposées à l’oeil masculin blanc. Les corps colonisés ne s’appartiennent pas, ils sont exploités et servent d’exutoire.
Le travail des collages veut redonner à ces corps une force symbolique, un pouvoir cosmique et totémique, pour se reconnecter au ciel et à la terre afin de retrouver l’équilibre et guérir.
Les collages évoquent le rétrofuturisme et s’inspirent du courant afro-futuriste appliqué au contexte de l’Algérie (arabo-futurisme). Les photos prises à l’époque coloniale témoignent d’un passé qui est en grande partie inaccessible pour les déracinées et descendants postcoloniaux qui sont déconnectées de la terre, des ancêtres et de leur propre histoire.
Les assemblages expriment la tension entre un passé oriental fantasmé et un futur occidental incertain. De cette tension émergent plusieurs forment d’hybridité comme des stratégies de survie monstrueuses, des mutations obligées.

 

 

Tony Tan

🌙 Tony est un artiste originaire de Pantin qui dessine et fait des collages. Duper mais ancré quelque part entre le 93, la ZAD, l’amour de ses asianités, son clan, des vieilles théories anar et La Kabane le chalet (💖 sur vous)

🌙 Pour l’exposition FRONTIÈRE/S, il présentera sa CARTOGRAPHIE DU LOVE. Une cartographie qui croise les tendresses qu’il ressent pour tout un groupe de personnes, à travers les paroles, les images et les histoires de son clan, de sa communauté d’expérience.s. Pour capter qu’aux frontières créées par nos marginalités, il y a des connexions physiques et spirituelles inattendues qui apparaissent. Et peut-être qu’on peut y trouver (et se partager) des réponses. Et de la force.