L’oeuvre de la quinzaine | Open Mind de Johnson Tsang

Traduction du texte  « Johnson Tsang’s Mind-Bending Sculptures » écrit par Monika Mróz pour Ignant

Né à Hong Kong en 1960, l’artiste Johnson Tsang mêle ses techniques sculpturales réalistes à son incroyable imagination surréaliste.

(…)Tsang repousse les limites de l’imagination du regardeur. Tantôt fantasques, lyriques et provocants, ses travaux intègrent deux éléments : « être humains » et « objets », transformés en thèmes créatifs par l’artiste. (…) « Open Mind », une série de sculptures se focalisant sur des visages humains, capture la fluidité du mouvement physique et de l’émotion humaine tout en nous poussant à renouveler notre regard sur le monde.

 

Une sélection des sculptures. Pour en voir plus, visitez le site de l’artiste.

 

L’oeuvre de la quinzaine | Luo Li Rong

Luo Li Rong est une sculptrice Chinoise qui vit en Belgique. Elle a étudié à l’Académie des Beaux Arts à Pékin, puis est partie en Europe en 2005. Elle vit en Belgique depuis 2006. Elle s’est immergée dans la sculpture européenne de la Renaissance et de la période baroque, et sculpte de manière très précise, avec une grande attention au détail. Elle est particulièrement connue pour ses sculptures de femmes gracieuses à l’air serein, souvent avec un élément fantastique, qui semblent se tenir dans une brise agréable. Nous vous avons mis un échantillon d’images permettant une approche globale de son travail, mais découvrez davantage son univers en la suivant sur instagram ou facebook !

 

 

Appel à Projets

PRENEZ CE COUTEAU, collectif artistique queer et antiraciste, lance son troisième appel à projet d’exposition ! Cette année nous vous invitons à nous soumettre vos créations autour de la question brûlante des frontières, qui traverse les préoccupations politiques, culturelles et sociales actuelles.

Nous aimerions croiser les points de vue : habiter la frontière, traverser les frontières, crossroads, harragas, exilé.e.s, frontières linguistiques, sexuelles, psychologiques, culturelles, métaphoriques ou physiques …

Nous proposons quelques pistes de réflexion, des repères pour s’orienter dans le chaos de l’expérience, mais n’hésitez pas à emprunter d’autres voies.

 

CONDITIONS DE PARTICIPATION :

PRENEZ CE COUTEAU met à l’honneur les formes d’art et les artistes minorisé.e.s.
Il n’est pas nécessaire de disposer d’une expérience, n’hésitez pas à nous soumettre vos premiers projets.
Nous acceptons toutes formes de contributions : arts visuels, vivants, littératures, ainsi que les expressions indisciplinées qui traversent ou sont à la rencontre de diverses formes de création.

Envoyez votre candidature à prenezcecoutau@gmail.com avec « FRONTIÈRE/S » en objet.
Format PDF obligatoire. Pour les vidéos ou les sons, inclure un lien de visionnage ou d’écoute (Youtube, Vimeo…) ; envoyer la vidéo ou au mois des extraits via une plateforme de transfert de fichiers (WeTransfer…).

Comme à notre habitude, nous rechercherons un lieu une fois la sélection faite. L’exposition se tiendra au printemps 2019 à Paris et/ou en région parisienne.

N’hésitez pas à nous écrire en cas de questions !

💫 DEADLINE : le Dimanche 23 septembre 2018 à minuit.

Masque(s) // Laura Cattan

Laura Cattan.jpg
crédit photo : Alexia Coudrin

> L’artiste :

« Je fais partie du collectif Prenez Ce Couteau.
J’ai toujours eu du mal à structurer ce que je pensais. Pour retranscrire le mélange foutraque qui se promène dans ma tête, je me suis donc mise à écrire des poèmes. Ce n’est pas grand chose, mais c’est ma modeste pierre à l’édifice. Depuis mon enfance, j’ai du mal à comprendre pourquoi on cherche à tout prix à faire taire toute la violence qui nous anime. Ce que j’écris parle de ça, ou prend la forme de cette rage. »

> L’oeuvre // un poème :

Un poème sur l’usage du masque lors des rassemblements politiques. Il sera exposé avec ce que les militant.es utilisent à cette fin : cache-cous, cagoules etc…

Masque(s) // Elena Moaty

Elena Moaty, artist
crédit photo : Rémy Moulin

> L’artiste :

« Je fais partie du collectif Prenez Ce Couteau. J’ai grandi dans une famille d’artistes et j’ai commencé petite à être intéressée par le dessin. À l’adolescence je me suis particulièrement passionnée pour la peinture et j’utilise ce médium pour représenter exclusivement des femmes, explorant la violence et l’esthétisme de la féminité en tant que construction sociale. »

> L’oeuvre // une peinture :

Une femme tient le masque de son joli visage entre ses mains, celui qui sert à dissimuler une figure qui semble brûlée, blessée, à vif. Un camouflage social, une mascarade de la féminité, un maquillage de la folie. Sourit-elle ?

Masque(s) // Eva Merlier

Eva Merlier
crédit photo : Linda Trime

> L’artiste :

« J’ai toujours été intéressée par l’art en général, la peinture, les installations, la photo, les arts graphiques… Tout ce qui se rattache à la création me passionne!
Pour moi la création, et en particulier la photographie est un langage à travers lequel j’aspire à l’échange et à la rencontre de l’autre, convaincue que le partage des différences est une force. »

> L’oeuvre // une série de photographies :

Jeune photographe travaillant principalement sur l’image des femmes dans la société et lassée des images proposées dans les médias, Eva Merlier nous livre avec ses photos une vision personnelle et engagée de la beauté féminine, une réflexion sur le genre et ses clichés. Ce projet présente des extraits de différentes séries qui constituent une communauté de jeunes femmes unies, fières, sans masque imposé par les autres. Si le masque peut être considéré comme un déguisement, on peut l’apparenter à un idéal que la société impose aux femmes. Une image de papier glacé, qui ne prend pas en compte la diversité des femmes, une image loin de la réalité. Avec son travail, Eva rassemble et fédère un véritable gang de filles.

Masque(s) // Furie Déviante

Furie Déviante

> Les artistes :

Le collectif Furie Déviante, composé de Ishtar et L.Dancs, s’est formé d’abord en réaction au sexisme, aux LGBTI phobies, au racisme rencontrés au quotidien. Furie Déviante est donc né, durant nos études en École d’Art, d’un ras-le-bol, d’une rage, du refus de cet état de fait partagés par les auteur-e-s. En bref, d’une volonté de réagir, de riposter, en développant des réflexions militantes et graphiques. Celles-ci prennent la forme de textes, de fanzines et d’affiches. Nous y abordons nos expériences et nous interrogeons sur les liens entre enjeux de représentations, de langage et de pouvoir.
https://furiedeviante.tumblr.com/

> L’oeuvre // deux séries d’affiches :

Les masques ne sont pas là uniquement pour cacher ou dissimuler : ils ont aussi pour rôle d’exprimer et revendiquer. Le masque permet de ramener à la surface ce qui est caché, car effrayant et mystérieux, honteux, inconvenant ou obscène – en un mot dangereux.
L’objet qu’est le masque est alors utilisé pour montrer ce qui est tu ou effacé, dans sa puissance et sa violence.
À travers deux séries d’affiches Sorcières et Crises, Furie Déviante développe une imagerie autour du masque explorant ces potentialités.

Masque(s) // Volta

Volta
> L’artiste :

« j’ai toujours eu envie d’écrire, de faire des images, ce que j’ai fait, depuis que mes mains et mon esprit me le permettent, sans trop y penser. j’ai pris conscience il y a seulement quelques temps de la puissance de ce que c’est que l’acte de créer, de ce que ça génère en moi, du fait que pour moi ça relève d’un besoin vital, mais aussi de la dextérité que la création demande dans une connaissance toujours à chercher de soi-même.
ce qui m’a mené à la création, c’est la nécessité de créer que je ressens, de plus en plus fort, à mesure que je prends possession de ma conscience créatrice. c’est la pierre que je roule. »

> L’oeuvre // une série de collages :

ils sont tous pour moi des tentatives de me saisir lorsque je m’échappe à moi-même, une opération très intime qui sert d’exutoire à la bile noire, pour lui donner forme à peu près palpable, dans laquelle je pourrai peut-être y voir plus clair.
me traversent des manifestations plus ou moins diffuses et incisives de ce qu’on nomme de manière usuelle dans notre monde des troubles psy. ne sont autres que des épines bien logées qui empoisonnent l’être. ces bouleversements que rencontrent mon corps et mon esprits posent inévitablement la question de l’identité, de ce que c’est que d’être
moi : quand et au regard de quoi et de qui, le suis-je?
mais surtout, comment, être, sans épine qui ne se retire, bien que le sol que nous foulons en soit jonché de toutes parts.
l’atelier remplacera les médicaments. et sert d’huile à extraction.

site internet : https://volta.noblogs.org/

Masque(s) // Léascope

Léascope
> L’artiste :

« D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été fascinée par la capacité des œuvres à déployer l’imaginaire, à provoquer des sensations, à faire rêver.
Depuis toute petite, j’ai cherché à maîtriser cette magie qu’est l’Art. Très vite, créer est devenu une forme de respiration, une fonction vitale. »

> L’oeuvre // une série de masques et une performance :

Les masques sont une série de tirages en plâtre ou en latex d’un visage altéré par différents éléments textiles.

La performance, « 8 costumes », est composée de 4 costumes blancs et 4 noirs. Ces costumes sont des archétypes à habiter et ils fonctionnent par paire :
• les deux sirènes se mirent mutuellement
• la veuve et l’enfant entretiennent un rapport fusionnel, d’aliénation et en même temps de tendresse ;
• la louve et le corbeau, complices sauvages, encadrent cette scène en tournant comme des charognards ;
• la mariée s’émeut d’elle-même pendant que le vilain petit canard cherche à nouer contact.