Masque(s)

Pour sa deuxième exposition -qui aura lieu du 26 au 28 janvier 2018- le collectif a lancé un appel à projet sur le thème Masque(s), en fournissant quelques pistes sous forme de mots-clefs : #communauté/individu #dissimulé/exposé #dedans/dehors #rôle(s) #identité(s) #voilé #fête #fard #travesti #peur #jeu. Nous avons sélectionné sept propositions, en plus de celles de deux membres du collectif, formant ainsi un ensemble de créations se complétant autant par leur diversité de supports et techniques (texte, collage, photographies, peinture, illustration, volume, performance) que par leur interprétation politique, introspective ou esthétique du thème.

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Les artistes : Dana Fiaque, Eva Merlier, Elena Moaty, Furie Déviante, Gabriela Toscano Carrasco, Iris Miské, Laura Cattan, Léascope et Volta (cliquez sur les noms pour avoir des informations sur les artistes et leurs oeuvres).

>>> L’exposition se tiendra du 26 au 28 janvier Au Clos Sauvage, à Aubervilliers. <<<

⚡ LE PROGRAMME ⚡

>>> Vendredi 26 janvier :
Vernissage à partir de 18h30, avec la performance de Léascope à 19h30 ! Buffet végétarien à prix libre.

>>> Samedi 27 janvier :
L’exposition est ouverte de 19h à 22h !

>>> Dimanche 28 janvier :
À 17h30, on accueil la Fémini Jam !!! La Fémini Jam, c’est une jam bienveillante dans laquelle les musicien.ne.s (femmes cis et personnes transgenres) sont encouragé.e.s à jouer.
Pour libérer les pratiques musicales collectives, les musicien.ne.s confirmé.e.s sont solidaires avec celleux qui débutent.

🌟 ACCÈS 🌟

Au Clos Sauvage
12 rue du Clos Bénard, 93500 Aubervilliers
Métro : Aubervilliers Quatre-Chemins, ligne 7
bus 150 et bus 170, arrêt André Karman
bus 35, arrêt Mairie d’Aubervilliers
bus 249, arrêt Nouvelle France

☀ L’espace est accessible aux personnes à mobilité réduite ☀

Masque(s) // Laura Cattan

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crédit photo : Alexia Coudrin

> L’artiste :

« Je fais partie du collectif Prenez Ce Couteau.
J’ai toujours eu du mal à structurer ce que je pensais. Pour retranscrire le mélange foutraque qui se promène dans ma tête, je me suis donc mise à écrire des poèmes. Ce n’est pas grand chose, mais c’est ma modeste pierre à l’édifice. Depuis mon enfance, j’ai du mal à comprendre pourquoi on cherche à tout prix à faire taire toute la violence qui nous anime. Ce que j’écris parle de ça, ou prend la forme de cette rage. »

> L’oeuvre // un poème :

Un poème sur l’usage du masque lors des rassemblements politiques. Il sera exposé avec ce que les militant.es utilisent à cette fin : cache-cous, cagoules etc…

Masque(s) // Elena Moaty

Elena Moaty, artist
crédit photo : Rémy Moulin

> L’artiste :

« Je fais partie du collectif Prenez Ce Couteau. J’ai grandi dans une famille d’artistes et j’ai commencé petite à être intéressée par le dessin. À l’adolescence je me suis particulièrement passionnée pour la peinture et j’utilise ce médium pour représenter exclusivement des femmes, explorant la violence et l’esthétisme de la féminité en tant que construction sociale. »

> L’oeuvre // une peinture :

Une femme tient le masque de son joli visage entre ses mains, celui qui sert à dissimuler une figure qui semble brûlée, blessée, à vif. Un camouflage social, une mascarade de la féminité, un maquillage de la folie. Sourit-elle ?

Masque(s) // Eva Merlier

Eva Merlier
crédit photo : Linda Trime

> L’artiste :

« J’ai toujours été intéressée par l’art en général, la peinture, les installations, la photo, les arts graphiques… Tout ce qui se rattache à la création me passionne!
Pour moi la création, et en particulier la photographie est un langage à travers lequel j’aspire à l’échange et à la rencontre de l’autre, convaincue que le partage des différences est une force. »

> L’oeuvre // une série de photographies :

Jeune photographe travaillant principalement sur l’image des femmes dans la société et lassée des images proposées dans les médias, Eva Merlier nous livre avec ses photos une vision personnelle et engagée de la beauté féminine, une réflexion sur le genre et ses clichés. Ce projet présente des extraits de différentes séries qui constituent une communauté de jeunes femmes unies, fières, sans masque imposé par les autres. Si le masque peut être considéré comme un déguisement, on peut l’apparenter à un idéal que la société impose aux femmes. Une image de papier glacé, qui ne prend pas en compte la diversité des femmes, une image loin de la réalité. Avec son travail, Eva rassemble et fédère un véritable gang de filles.

Masque(s) // Furie Déviante

Furie Déviante

> Les artistes :

Le collectif Furie Déviante, composé de Ishtar et L.Dancs, s’est formé d’abord en réaction au sexisme, aux LGBTI phobies, au racisme rencontrés au quotidien. Furie Déviante est donc né, durant nos études en École d’Art, d’un ras-le-bol, d’une rage, du refus de cet état de fait partagés par les auteur-e-s. En bref, d’une volonté de réagir, de riposter, en développant des réflexions militantes et graphiques. Celles-ci prennent la forme de textes, de fanzines et d’affiches. Nous y abordons nos expériences et nous interrogeons sur les liens entre enjeux de représentations, de langage et de pouvoir.
https://furiedeviante.tumblr.com/

> L’oeuvre // deux séries d’affiches :

Les masques ne sont pas là uniquement pour cacher ou dissimuler : ils ont aussi pour rôle d’exprimer et revendiquer. Le masque permet de ramener à la surface ce qui est caché, car effrayant et mystérieux, honteux, inconvenant ou obscène – en un mot dangereux.
L’objet qu’est le masque est alors utilisé pour montrer ce qui est tu ou effacé, dans sa puissance et sa violence.
À travers deux séries d’affiches Sorcières et Crises, Furie Déviante développe une imagerie autour du masque explorant ces potentialités.

Masque(s) // Volta

Volta
> L’artiste :

« j’ai toujours eu envie d’écrire, de faire des images, ce que j’ai fait, depuis que mes mains et mon esprit me le permettent, sans trop y penser. j’ai pris conscience il y a seulement quelques temps de la puissance de ce que c’est que l’acte de créer, de ce que ça génère en moi, du fait que pour moi ça relève d’un besoin vital, mais aussi de la dextérité que la création demande dans une connaissance toujours à chercher de soi-même.
ce qui m’a mené à la création, c’est la nécessité de créer que je ressens, de plus en plus fort, à mesure que je prends possession de ma conscience créatrice. c’est la pierre que je roule. »

> L’oeuvre // une série de collages :

ils sont tous pour moi des tentatives de me saisir lorsque je m’échappe à moi-même, une opération très intime qui sert d’exutoire à la bile noire, pour lui donner forme à peu près palpable, dans laquelle je pourrai peut-être y voir plus clair.
me traversent des manifestations plus ou moins diffuses et incisives de ce qu’on nomme de manière usuelle dans notre monde des troubles psy. ne sont autres que des épines bien logées qui empoisonnent l’être. ces bouleversements que rencontrent mon corps et mon esprits posent inévitablement la question de l’identité, de ce que c’est que d’être
moi : quand et au regard de quoi et de qui, le suis-je?
mais surtout, comment, être, sans épine qui ne se retire, bien que le sol que nous foulons en soit jonché de toutes parts.
l’atelier remplacera les médicaments. et sert d’huile à extraction.

site internet : https://volta.noblogs.org/

Masque(s) // Léascope

Léascope
> L’artiste :

« D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été fascinée par la capacité des œuvres à déployer l’imaginaire, à provoquer des sensations, à faire rêver.
Depuis toute petite, j’ai cherché à maîtriser cette magie qu’est l’Art. Très vite, créer est devenu une forme de respiration, une fonction vitale. »

> L’oeuvre // une série de masques et une performance :

Les masques sont une série de tirages en plâtre ou en latex d’un visage altéré par différents éléments textiles.

La performance, « 8 costumes », est composée de 4 costumes blancs et 4 noirs. Ces costumes sont des archétypes à habiter et ils fonctionnent par paire :
• les deux sirènes se mirent mutuellement
• la veuve et l’enfant entretiennent un rapport fusionnel, d’aliénation et en même temps de tendresse ;
• la louve et le corbeau, complices sauvages, encadrent cette scène en tournant comme des charognards ;
• la mariée s’émeut d’elle-même pendant que le vilain petit canard cherche à nouer contact.

Masque(s) // Iris Miské

Iris Miské
> L’artiste :

« J’ai commencé l’illustration numérique il y a un peu plus d’un an, au début pour illustrer des articles sur des thèmes qui m’intéressaient (révoltes d’esclaves, homosexualités à travers les siècles…) puis pour raconter des histoires sans texte. Le dessin m’a paru être un médium plus complet pour incarner les récits que je voulais raconter. »

> L’oeuvre // deux illustrations :

Les deux illustrations exposées mettent en scène le moment qui précède une soirée queer. Préparation faite de paillettes, de maquillage, d’essayages de tenues flamboyantes. On revêt un costume comme un.e artiste avant une performance, pour s’exprimer et mettre en avant sa personnalité.

Masque(s) // Gabriela Toscano Carrasco

Gabriela Toscano Carrasco
crédit photo : Pao La Diva

> L’artiste :

« Ma première confrontation artistique, j’avais 4 ans, visite scolaire à la villa Dubuffet en banlieue. Fascination, et plus tard émerveillement devant cette gigantesque installation qui jette dans la gueule de l’imaginaire de l’artiste.
L’art c’est un langage, une façon de penser et faire qui rejoint le besoin d’être originale que j’ai depuis petite. Une volonté de creuser ma capacité à me représenter les choses dans ma tête, rêver et concrétiser des bouts de trucs, papier photos toile ou mur, à regarder sentir ou toucher. Et c’est venu plus tard, volonté de résonner avec des thématiques de mon temps qui me touchent : écologie, féminisme. »

> L’oeuvre // une série de photographies :

c’est l’histoire d’une fille qui peut importe son expression, porte toujours une grande tristesse sur son visage, qui comme elle dit lui vient d’évènements difficiles de son enfance
parfois c’est intense et c’est subtil parce que ce masque reflète un aspect intime de son être, celui qu’elle garde la plupart du temps en silence et qui représente un fardeau

Masque(s) // Dana Fiaque

Dana Fiaque

> L’artiste :

« Je me suis intéressée au artistes avant leurs oeuvres. J’ai commencé à créer au début de l’adolescence. On a tous besoin d’évacuer ce qui nous oppresse, d’une manière ou d’une autre. Ça a commencé comme ça. »

> L’oeuvre // un texte :

Dans ce texte, Dana fait passer, à travers la versification et les didascalies « mode d’emploi » cette espèce de joie rageuse, désespéré et lumineuse, qui ne repose sur rien d’autre que la certitude qu’à partir de maintenant, tout ira mieux.