L’oeuvre de la quinzaine | Mary Kang, « Asian Texans »

Mary Kang est une photographe Sud-Coréenne Américaine qui a vécu au Texas et qui travaille aujourd’hui à New York. Pour l’oeuvre de la quinzaine, nous avons choisi de vous montrer des photos de sa série « Asian Texans », qui a commencé en 2010 et qui est toujours en cours. Pour vous expliquer sa démarche, nous avons traduit le texte qui se trouve sur son site :

« C’est un projet photographique à long terme sur les familles Bhoutanaises Népalophones à Austin, au Texas. Ce projet documente la vie de cette communauté multi-générationnelle qui est arrivée dans la ville en tant que réfugié-e-s, et qui considèrent maintenant Austin comme un autre foyer. Bien que je ne sois pas Bhoutanaise ou Népalaise, j’ai eu envie de faire ce projet parce qu’il y a certains rites de passage que tous les nouveaux arrivants non-blancs traversent lorsqu’iels arrivent en Amérique. Des thèmes ont émergé de ce projet, comme la beauté de dépendre et de s’appuyer sur sa communauté, l’inter-connection de la culture Asiatique, et l’évolution de l’identité. »

L’oeuvre de la semaine | Photographies de JeeYoung Lee

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Black Birds, 2011

 

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Moonsoon Season, 2011

 

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The Little Match Girl, 2008

 

Pour l’oeuvre de la semaine, nous présentons des photographies de JeeYoung Lee avec un texte de la galerie OPIOM. (voir plus en cliquant ici)

« Diplômée de Hongik University à Séoul, dans sa Corée natale, la jeune JeeYoung Lee photographie l’invisible. Là où la photographie traditionnelle soumet à nos yeux des extraits du réel, l’artiste nous propose de regarder des images provenant de son coeur, de sa mémoire, voire de ses rêves. Bridée par les limites afférentes au médium photographique conventionnel, elle lui adjoint création plastique et performance théâtrale afin de donner vie à son immense besoin d’expression et d’interrogation.

Des semaines voire des mois durant, elle construit dans son studio de trois mètres sur six un univers né de son esprit, avec une minutie et une patience hors du commun, afin d’exclure toute retouche numérique ultérieure. Ces mondes ainsi matérialisés deviennent concrets; l’imagination est rendue tangible et l’image photographique de cette fiction atteste de sa réalité. Au centre de chacune de ces mises en scène, on retrouve l’artiste; ses auto-portraits ne sont cependant jamais frontaux car ce n’est pas son aspect visible qu’elle nous donne à voir mais bien sa recherche d’identité, ses désirs et ses états d’âme. Son imaginaire est pour elle  une catharsis qui lui permettent d’accepter les répressions et les frustrations imposées par la société. Le temps alloué à sa mise en scène lui permet de méditer sur les causes de ses conflits intérieurs et de les exorciser afin qu’une fois vécus, ils deviennent à leur tour porteurs d’espoir. »