L’oeuvre de la quinzaine | Dain Yoon / @designdain

Pour l’oeuvre de la quinzaine, nous vous présentons la peintre-illusionniste-maquilleuse Dain Yoon, connue sous l’alias de @designdain sur instagram. Nous avons traduit le texte de présentation sur son site, accompagné d’une sélection d’images :

 

Dain Yoon considère que son art de l’illusion reflète la façon dont les gens font l’expérience du monde.

« Les gens vivent dans des illusions », dit l’artiste de 24 ans originaire de Seoul, Corée du Sud. « Les gens perçoivent tout de leur propre manière subjective ».

Dain Yoon utilise le pseudo designdain sur Instagram, où elle montre ses belles peintures trompe l’oeil, peintes sur son corps ou sur son visage. Bien que son art ait l’air photoshoppé, il est en fait 100% authentique. Ses illusions parfaites d’yeux, de bouches et de visages provoquent chez beaucoup une longue contemplation, un sentiment de vertige ou encore une certaine frayeur.

Depuis l’enfance, Dain a un talent pour la peinture. Son talent lui a permis d’étudier dans les écoles d’art les plus prestigieuses de la Corée du Sud : le lycée d’art de Séoul Yewon et l’Université Nationale Coréenne des Arts, dont elle a chaque fois été diplômée première de sa promotion.

Cependant, une grande maîtrise de la peinture n’est ici que la moitié de l’équation magique.

Le sens aigu de l’observation et la fascination de Yoon pour la complexité des êtres humains est ce qui élève son art à un niveau supérieur : « Le véritable visage se révèle sous la main qui le cachait, révélant que la première impression que l’on a d’une personne ne dévoile pas tout ».

Avec « l’art de l’illusion », Yoon a exploré diverses manières d’exprimer de manière éloquente les multiples facettes d’une personne. Elle explore aussi les sensations qui émergent de son éducation au sein d’une famille d’artistes. Avec une mère artiste et un père qui travaille dans l’architecture, la famille a grandement influencé l’exploration artistique de son médium favori : la peinture.

Pour ce qui est de l’inspiration, Dain adopte un point de vue humble : « Tout, même dans la vie ordinaire, pourrait être source d’une grande inspiration… Du moment qu’on adopte une perspective unique. »

 

L’oeuvre de la quinzaine | Soo Sunny Park

Soo Sunny Park est une artiste Coréenne Américaine. Elle est née à Séoul et a déménagé à Marietta, Georgia à l’âge de 10 ans, avant de s’installer à Orlando en Floride. Elle est diplômée du College of Art and Design de Colombus (Ohio) et de la Cranbrook Academy of Art de Bloomfield Hills (Michigan). Elle habite maintenant dans le New Hampshire et enseigne au Dartmouth College.
Son oeuvre riche et poétique se compose de sculptures et d’installations.
Pour cette oeuvre de la quinzaine, nous avons choisi de vous présenter l’installation « Unwoven Light » (Lumière Décousue).
Nous avons traduit le texte qui accompagne cette oeuvre sur son site.

« On ne voit que ce que la lumière révèle. Ce faisant, cependant, la lumière elle-même se tient à l’écart. Quand nous regardons, nous ne remarquons pas autant la lumière que les choses que la lumière nous donne à voir. Cette oeuvre explore le potentiel qu’a la lumière en tant qu’élément structurel de la sculpture. L’aspect tissé du grillage, agrémenté de diamands de plexiglas, effiloche la lumière. Maintenant nous pouvons la voir – cette lumière – dans les ombres violettes et les réflections jaunes-vertes qui révèlent la forme du grillage et qui restructurent l’espace qu’elle habite.

Les grillages et les vitrages sont des frontières poreuses.
Ce sont les limites entre ce qui est vôtre et ce qui est mien, l’intérieur et l’extérieur, mais les deux laissent passer la lumière.
Ici, ces frontières ne nous divisent pas, ne divisent pas l’espace que l’on occupe ; les grillages et les vitrages divisent la lumière.
Nous marchons en elles tandis qu’elles forcent la lumière à se montrer : à habiter et à structurer notre espace. »

https://www.soosunnypark.com/

L’oeuvre de la semaine | Photographies de JeeYoung Lee

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Black Birds, 2011

 

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Moonsoon Season, 2011

 

JYL001-JeeYoungLEE-OPIOM-the-little-match-girl_160x128cm_Inkjet-print_2008
The Little Match Girl, 2008

 

Pour l’oeuvre de la semaine, nous présentons des photographies de JeeYoung Lee avec un texte de la galerie OPIOM. (voir plus en cliquant ici)

« Diplômée de Hongik University à Séoul, dans sa Corée natale, la jeune JeeYoung Lee photographie l’invisible. Là où la photographie traditionnelle soumet à nos yeux des extraits du réel, l’artiste nous propose de regarder des images provenant de son coeur, de sa mémoire, voire de ses rêves. Bridée par les limites afférentes au médium photographique conventionnel, elle lui adjoint création plastique et performance théâtrale afin de donner vie à son immense besoin d’expression et d’interrogation.

Des semaines voire des mois durant, elle construit dans son studio de trois mètres sur six un univers né de son esprit, avec une minutie et une patience hors du commun, afin d’exclure toute retouche numérique ultérieure. Ces mondes ainsi matérialisés deviennent concrets; l’imagination est rendue tangible et l’image photographique de cette fiction atteste de sa réalité. Au centre de chacune de ces mises en scène, on retrouve l’artiste; ses auto-portraits ne sont cependant jamais frontaux car ce n’est pas son aspect visible qu’elle nous donne à voir mais bien sa recherche d’identité, ses désirs et ses états d’âme. Son imaginaire est pour elle  une catharsis qui lui permettent d’accepter les répressions et les frustrations imposées par la société. Le temps alloué à sa mise en scène lui permet de méditer sur les causes de ses conflits intérieurs et de les exorciser afin qu’une fois vécus, ils deviennent à leur tour porteurs d’espoir. »