L’oeuvre de la quinzaine | Samira Abbassy

Pour cette oeuvre de la quinzaine, nous vous présentons les peintures, dessins et sculptures de Samira Abbassy.

Deux ans après sa naissance en Iran en 1965, ses parents déménagent à Londres. Elle y étudie au Canterbury College of Art, dont elle sort diplômée en 1987.

Elle s’installe aux Etats-Unis en 1998 et y vit toujours aujourd’hui. Nous avons choisi ici un échantillon de son travail, et nous vous encourageons à visiter son site pour en voir plus : www.samiraabbassy.com

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Si vous voulez présenter une oeuvre de la quinzaine, n’hésitez pas !

 

#C’est la section art contemporain du site. On met la lumière sur le travail d’un.e artiste contemporain.e, que ce soit un corpus d’oeuvres ou un projet spécifique qui nous a marqué. Ici, on met en valeur le travail artistique des minorités de genre, personnes racisées, personnes queer.

Nous postons une oeuvre tous les quinze jours.

 

#Les règles : écrire un court texte, ou même simplement poster le texte de présentation de la galerie qui représente l’artiste ou de l’artiste lui-même (le traduire en français s’il est dans une autre langue). Envoyer les sources, qui seront postées avec le texte.

 

#C’est un format court qui peut être posté en entier sur facebook et instagram (2200 signes max).

 

#Une sélection d’images des oeuvres est envoyée (ou des liens pour les oeuvres sonores ou vidéo)

 

#À envoyer à prenezcecouteau@gmail.com

 

#Le collectif se chargera de relire le texte, de le mettre en page et de le poster sur le site.

L’oeuvre de la quinzaine | Soo Sunny Park

Soo Sunny Park est une artiste Coréenne Américaine. Elle est née à Séoul et a déménagé à Marietta, Georgia à l’âge de 10 ans, avant de s’installer à Orlando en Floride. Elle est diplômée du College of Art and Design de Colombus (Ohio) et de la Cranbrook Academy of Art de Bloomfield Hills (Michigan). Elle habite maintenant dans le New Hampshire et enseigne au Dartmouth College.
Son oeuvre riche et poétique se compose de sculptures et d’installations.
Pour cette oeuvre de la quinzaine, nous avons choisi de vous présenter l’installation « Unwoven Light » (Lumière Décousue).
Nous avons traduit le texte qui accompagne cette oeuvre sur son site.

« On ne voit que ce que la lumière révèle. Ce faisant, cependant, la lumière elle-même se tient à l’écart. Quand nous regardons, nous ne remarquons pas autant la lumière que les choses que la lumière nous donne à voir. Cette oeuvre explore le potentiel qu’a la lumière en tant qu’élément structurel de la sculpture. L’aspect tissé du grillage, agrémenté de diamands de plexiglas, effiloche la lumière. Maintenant nous pouvons la voir – cette lumière – dans les ombres violettes et les réflections jaunes-vertes qui révèlent la forme du grillage et qui restructurent l’espace qu’elle habite.

Les grillages et les vitrages sont des frontières poreuses.
Ce sont les limites entre ce qui est vôtre et ce qui est mien, l’intérieur et l’extérieur, mais les deux laissent passer la lumière.
Ici, ces frontières ne nous divisent pas, ne divisent pas l’espace que l’on occupe ; les grillages et les vitrages divisent la lumière.
Nous marchons en elles tandis qu’elles forcent la lumière à se montrer : à habiter et à structurer notre espace. »

https://www.soosunnypark.com/

L’oeuvre de la quinzaine | Open Mind de Johnson Tsang

Traduction du texte  « Johnson Tsang’s Mind-Bending Sculptures » écrit par Monika Mróz pour Ignant

Né à Hong Kong en 1960, l’artiste Johnson Tsang mêle ses techniques sculpturales réalistes à son incroyable imagination surréaliste.

(…)Tsang repousse les limites de l’imagination du regardeur. Tantôt fantasques, lyriques et provocants, ses travaux intègrent deux éléments : « être humains » et « objets », transformés en thèmes créatifs par l’artiste. (…) « Open Mind », une série de sculptures se focalisant sur des visages humains, capture la fluidité du mouvement physique et de l’émotion humaine tout en nous poussant à renouveler notre regard sur le monde.

 

Une sélection des sculptures. Pour en voir plus, visitez le site de l’artiste.

 

L’oeuvre de la quinzaine | « Flying Girls », Peju Alatise

Peju Alatise est une poète, artiste et écrivaine nigérienne née en 1975.

Nous avons choisi de mettre en lumière son oeuvre « Flying Girls », qui a été exposée à la Biennale de Venise en 2017.

 

Traduction du texte de ce post instagram

J’ai écrit un livre sur Sim. Sim est une petite fille Yoruba qui vit dans deux mondes alternatifs. Dans un monde elle est l’enfant de neuf ans qui est louée comme domestique servante dans la ville de Lagos. C’est la réalité d’une fraction de filles de moins de quinze ans issues des zones rurales du Nigeria. Un nombre écrasant de foyers dans ces villes prennent en pension des jeunes filles pour en faire des servantes ou (ironiquement) des nounous. L’autre monde alternatif dans lequel Sim vit est un monde de rêves dans lequel elle peut voler. Un monde avec des papillons et des oiseaux qui parlent, où les ombres sont ses amies. Un échappatoire au clair de lune. Un échappatoire qui l’éloigne de la chosification et de la sexualisation des petites filles. « Flying Girls » est une oeuvre dédiée aux filles de mon pays. Un petit lieu sûr où elles peuvent être des enfants.

 

Retrouvez Peju Alatise sur instagram et sur son site officiel

 

L’oeuvre de la quinzaine | Luo Li Rong

Luo Li Rong est une sculptrice Chinoise qui vit en Belgique. Elle a étudié à l’Académie des Beaux Arts à Pékin, puis est partie en Europe en 2005. Elle vit en Belgique depuis 2006. Elle s’est immergée dans la sculpture européenne de la Renaissance et de la période baroque, et sculpte de manière très précise, avec une grande attention au détail. Elle est particulièrement connue pour ses sculptures de femmes gracieuses à l’air serein, souvent avec un élément fantastique, qui semblent se tenir dans une brise agréable. Nous vous avons mis un échantillon d’images permettant une approche globale de son travail, mais découvrez davantage son univers en la suivant sur instagram ou facebook !

 

 

L’oeuvre de la semaine // Coup, Allison Saar

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Alison Saar est une artiste Américaine. Née en 1956, elle est la fille de Betye Saar et Richard Warner Saar, tous deux artistes. En pratiquant la peinture, la sculpture et l’installation, elle explore des thèmes tels que la diaspora culturelle africaine, la féminité et la spiritualité.

Pour l’oeuvre de la semaine, nous avons choisi « Coup ». Une femme à la peau foncée est assise sur une chaise, un couteau à la main. Ses cheveux sont tressés en une longue natte dont l’extrémité est attachée à un gros tas de valises réunies par des cordes. Elle semble hésiter à trancher cette natte et à se libérer de ses bagages. Cette oeuvre nous évoque le rapport à l’identité, la lourdeur du passé, la féminité, la diaspora, l’immigration. L’artiste n’ayant pas écrit de texte dessus, nous laissons là nos pistes d’interprétations pour laisser la place à votre imagination.

Edmonia Lewis

Edmonia Lewis est une artiste Américaine qui a vécu majoritairement à Rome. Elle est la première sculptrice Noire Américaine et Native Américaine, tout genre confondus, à avoir atteint une reconnaissance internationale. Son travail est connu pour incorporer des thèmes de son héritage culturel dans un style néoclassique, sculpté dans le marbre blanc.

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illustration : Manon Bauzil // retrouvez-la sur instagram : @bauz1992

Mary Edmonia Lewis est née le 4 juillet 1844 dans l’Etat de New York. Son père, Afro-Haïtien, est domestique, et sa mère, une Native Américaine du peuple Chippewa, est tisseuse et artisane. Elle a un demi-frère, Samuel, issu du premier mariage de son père. Son nom Natif Américain signifie en anglais « Wildfire », qu’on pourrait traduire par « Feu de Forêt ». Ses parents meurent tous deux avant qu’elle ait atteint l’âge de cinq ans, et elle est élevée par la tribu nomade de sa mère. Enfant, elle vend avec ses tantes des mocassins, paniers et vêtements aux touristes.

En 1856, elle fréquente une école baptiste abolitionniste. « Jusqu’à mes douze ans j’ai mené cette vie nomade, pêchant et nageant… et fabriquant des mocassins. J’ai ensuite été envoyée à l’école pendant trois ans à McGrawville, mais on m’a déclarée sauvage – ils ne pouvaient rien faire avec moi. »

Son demi-frère Samuel, qui a commencé à travailler à l’âge de 12 ans, l’aide et l’encourage. En 1859, elle entre à l’université Oberlin College, qui existe alors depuis 36 ans – une des premières universités américaines à accepter les femmes et les étudiant-es non-blanc-hes. Elle est aidée financièrement par Samuel et par des abolitionnistes de son entourage. Malgré la ligne politique de l’université, Edmonia n’est que l’une de trente étudiant-es non-blanc-hes sur un nombre total de mille étudiant-es, et elle subit des brimades racistes et sexistes. Cela ne l’empêche pas de rester très motivée. « J’étais ravie d’apprendre – très enthousiaste. Je n’avais jamais rien appris. »

Mais durant l’hiver 1862, elle est accusée d’avoir voulu assassiner ses deux colocataires blanches. Les deux jeunes femmes, qui avaient bu du vin, tombent très malade, et les docteurs supposent un empoisonnement. Edmonia est accusée de leur avoir administré du poison dans l’alcool. Au début, elle n’est pas poursuivie, étant donné qu’il n’y a aucune preuve et que ses colocataires se sont rétablies. Mais la rumeur se répand vite dans la ville d’Oberlin. Un soir, alors qu’elle est en train de rentrer chez elle, elle est attaquée par des agresseurs inconnus, qui la traînent dans la champ, la frappent et la laissent pour morte. Après cette attaque, elle est arrêtée par les autorités locales, accusée d’empoisonnement.

Bien que nombre de personnes la calomnient, elle a aussi beaucoup de soutien. C’est John Mercer Langston, un ancien étudiant de l’université d’Oberlin et le seul avocat Afro-Américain de la ville, qui la représente durant son procès. Elle est acquittée par le jury. C’est une explosion de joie pour ses ami-es, qui la portent sur leurs épaules hors de la salle d’audience.

Malheureusement, cet acquittement se solde par une isolation et plus de difficultés à se faire une place à l’université. Un an plus tard, elle est accusée de voler du matériel. Encore une fois, en raison du manque de preuve, on ne la poursuit pas, mais sa réputation est ternie. La professeure principale du Cours Pour Jeunes Femmes lui interdit de se réinscrire pour le dernier semestre, ce qui l’empêche d’obtenir son diplôme et la force à quitter l’école.

En 1863, elle part pour Boston afin de poursuivre une carrière de sculptrice. Soutenue par John Keep, un membre du conseil d’administration d’Oberlin College qui l’a toujours défendue, elle est présentée à William Lloyd Garrison, un abolitionniste qui la présente à des sculpteurs déjà bien établis qui pourraient la prendre en apprentissage. Ce n’est pas facile d’être acceptée dans ce milieu masculin et majoritairement blanc, mais elle finit par être accueillie par Edward Augustus Brackett, un artiste néoclassique spécialisé dans la sculpture de bustes en marbre. Elle crée d’abord des médaillons représentant les abolitionnistes célèbres tels que John Brown ou Charles Sumner, puis des bustes en marbre blanc. Edmonia est soutenue par ce milieu, et interviewée dans des journaux de cette lignée politique. Mais elle remarque que certaines personnes n’aiment pas sincèrement son travail, et lui font des compliments simplement parce qu’iels voient cela comme une opportunité d’exprimer leur antiracisme et de faire bonne figure auprès des autres. « Je sais que les éloges ne sont pas bonnes pour moi. Certain-es personnes me font des éloges parce que je suis une fille de couleur, et je ne veux pas de ça. Je préférerais que vous me pointiez mes erreurs, parce que ça m’apprendra quelque chose. »

Après avoir appris la mort du colonel Robert Shaw sur le champ de bataille – le commandant blanc d’un des premiers régiment de soldats Noirs durant la guerre de Sécession – elle est inspirée pour sculpter son buste. Cette oeuvre est son premier grand succès. Elle en fait des copies en plâtre et en vend cent exemplaires à quinze dollars pièce, ce qui lui permet de financer son voyage à Rome en 1865.

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Buste du Colonel Robert Shaw, 1864

« Je pensais tout savoir quand je suis arrivée à Rome, mais j’ai vite découvert que je devais tout apprendre. » En Italie, elle continue à étudier le néoclassicisme, et fréquente les cercles d’artistes Américain-es, notamment Charlotte Cushman et Harriet Hosmer. Beaucoup de sculpteur-ices Américain-es vivent alors à Rome, parce que le marbre blanc y est facilement trouvable, et que beaucoup de tailleurs de pierre italiens sont à même de graver dans le marbre un modèle en plâtre fait par l’artiste. Edmonia fait preuve d’originalité en n’employant que rarement des tailleurs de pierre, travaillant presque sans assistance. Les raisons pour cela sont probablement le manque d’argent ainsi que la peur de perdre sa singularité.

Malheureusement, un bon nombre des travaux d’Edmonia à Rome ont été perdus. On sait que sa première sculpture à Rome s’appelait « The Freedwoman » (La Femme Libre), et représentant les émotions d’une esclave émancipée. La plupart de ses oeuvres ont pour thème son héritage culturel Afro Américain et Natif Américain. En 1867, elle sculpte « Forever Free » (Libre Pour Toujours). Un homme et une femme, esclaves émancipés, brisent leur chaînes, regardant vers le ciel, remerciant Dieu de leur libération.

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Forever Free, 1867

En 1872, elle sculpte « The Old Arrowmaker and His Daughter » (Le Vieux Fabriquant de Flèches et sa Fille). Cette statue de petite taille n’est pas une vision romanticisée des Natif-ves Américain-es, elle est réaliste, représentant les textures des vêtements sans les lisser comme dans une oeuvre néoclassique, et représentant les mocassins avec soin. À l’époque, représenter des Natif-ves Américain-es était assez à la mode, notamment en raison de poème « The Song of Hiawatha », écrit en 1855 par Henry Wadsworth Longfellow, dont Edmonia sculpte le buste. Edmonia profite de cette popularité pour représenter les personnages du poème avec « Le Marriage d’Hiawatha et Minnehaha » et « Hiawatha’s Wooing » (Hiawatha étant courtisée), ainsi que des bustes des personnages.

En tant qu’artiste Noire, elle préférait donner des traits européens à ses figures féminines, car sinon on prenait souvent ses oeuvres pour des autoportraits.

 

Hagar, une statue presque grandeur nature, prend un sujet biblique : la servante/esclave de Sarah et Abraham chassée par ses maîtres, abandonnée dans la nature avec son fils Ismael. « J’ai une forte sympathie pour toutes les femmes qui ont lutté et souffert. C’est pour cette raison que la Vierge Marie m’est très chère. »

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Hagar, 1875

L’artiste est aussi très douée en copie d’oeuvre, comme on peut le voir avec sa statue de Moïse, d’après Michel-Ange.

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Moise, 1875

À Rome, Edmonia apprécie que le climat soit moins raciste qu’aux Etats-Unis. « J’ai été pratiquement entraînée à Rome afin d’obtenir des opportunités artistiques, et pour trouver une atmosphère sociale où je n’étais pas constamment rappelée à ma couleur. La Terre de Liberté (Land of Liberty, c’est-à-dire les Etats-Unis) n’avais pas de place pour une sculptrice de couleur. »

Elle connaît un franc succès, allant jusqu’à recevoir 50000 dollars pour des commandes. Il est très en vogue de visiter l’atelier de cette artiste, qui devient un personnage exotique et ramené à sa race et son genre, comme on peut le voir dans ces extraits du journal romain Revolution : « Elle a l’esprit fier de ses ancêtres Indiens, et si bien qu’elle a une apparence plus Africaine, son caractère est plutôt Indien. » On constate ici des clichés raciaux rabaissant les Africain-es et fétichisant de manière romantique le caractère des « Indiens ». « Ses manières sont similaires à celles d’un enfant, simples, et tout à fait charmantes et plaisantes. » Ici, on voit une certaine condescendance due à son genre féminin, les artistes femmes étant souvent infantilisées, doublée d’un stéréotype racial, les Noir-es étant vu-es comme plus « simples » et naturellement heureux-ses, comme des enfants. Elle est aussi rabaissée, comme on peut le lire dans cette citation de l’écrivain Henry James : « Une membre de cette sororité… (Il parle ici du groupe de femmes sculptrices à Rome, ndlr) était une négresse, dont la couleur, contrastant de manière pittoresque avec son matériau (le marbre blanc, ndlr), était le facteur plaidant de sa renommée. » L’écrivain suppose ici que sa couleur de peau est la seule raison de son succès, faisant preuve de racisme et de misogynie (les femmes sculptrices étaient souvent dénigrées, remises en question et accusées de ne pas être les véritables auteures de leurs oeuvres).

Ces clichés et commentaires ne l’empêchent cependant pas d’évoluer en tant qu’artiste. « Je n’ai jamais entendu de critiques racistes à Rome. Je suis invitée partout, et je suis traitée comme si j’avais le sang le plus royal qui coulait dans mes veines. Je compte parmi mes commanditaires le Marquis de Bute, Lady Ashburton et d’autres membres de la noblesse. »

Un grand moment de sa carrière est sa participation à l’Exposition Universelle de 1876 en Philadelphie. Pour cette occasion, elle crée une sculpture grandeur nature en marbre, « La Mort de Cléopâtre ». On y voit la reine Cléopâtre tout juste morte, assise dans son trône. Son expression est digne, elle vient d’être mordue par le serpent, qui est encore dans sa main. Si la représentation de Cléopâtre est courante à l’époque, cette statue détonne en montrant Cléopâtre dans un moment après son décès, tandis que la plupart des oeuvres montrent la reine pensant au suicide ou sur le point de passer à l’acte, Edmonia explore un angle plus réaliste et cru, qualifié de d’« effroyable » et « absolument répulsif » par William J. Clark dans son ouvrage Great Americain Sculpture en 1878. Malgré tout, l’oeuvre rencontre un franc succès des critiques et du public au moment de l’exposition.

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La Mort de Cléopâtre, 1876

La carrière d’Edmonia Lewis connaît un ralentissement à la fin des années 1880, le néoclassicisme perdant en popularité. Elle continue à sculpter dans le marbre et a avoir des commandes de ses mécènes catholiques romains.

On sait qu’elle a déménagé en Angleterre en 1901, mais après cela, on perd sa trace. Il a été récemment découvert qu’elle était morte en 1907 à Londres, suite à une maladie.

« Parfois tout était sombre et la perspective était solitaire, mais quand on veut, on trouve un chemin. J’ai mis la main à la pâte, j’ai approfondi mon travail, et maintenant je suis où je suis. C’était un dur labeur, avec la couleur et le sexe contre moi, j’ai atteint le succès. C’est ce que je dis quand je rencontre mes semblables, iels ne doivent pas être découragé-es, mais travailler jusqu’à ce que le monde soit tenu de les respecter pour ce qu’iels ont accompli. »

Sources :
https://en.wikipedia.org/wiki/Edmonia_Lewis
https://americanart.si.edu/artist/edmonia-lewis-2914
https://americanart.si.edu/artwork/death-cleopatra-33878
http://edmonialewis.com/favorite_quotations.htm
https://www.youtube.com/watch?v=5e74ImAzS38
https://www.youtube.com/watch?v=VzIT_wCpnPg